La prolongation de la fermeture des frontières nigérianes augmente les incertitudes au niveau macroéconomique et compromet les meilleures décisions économiques dans les échanges multilatérales. Cette analyse vise la simulation des impacts économiques sur les secteurs moteurs de l’activité économique au Bénin en exploitant les avantages des modèles gravitationnels en données de panel (quatorze (14) pays) des échanges économiques entre les pays de la CEDEAO.

A court terme, les coûts de l’inflation nigériane combinée aux incertitudes crées par cette fermeture ralentisseraient l’activité économique au Nigéria d’en moyenne entre 16% et 24%. Les effets sur l’économie béninoise ne sont pas des moindres. En effet, le Nigéria ferait baisser les potentiels d’exportation du Bénin entre 31,2% et 47,3% si aucune disposition n’est prise. Cette baisse formelle de potentiel pourrait induire le ralentissement des activités dans les secteurs primaires dont l’agriculture (29,9%), secteur secondaire dont les industries agroalimentaires (30,1%), et le tertiaire dont le commerce (25,6%) et les transports (20,8%) entrainant une réduction de la rémunération du capital en provenance du Nigéria d’en moyenne 75% et des fonds reçus par les ménages d’environ 82,9%. Ces effets pourraient causer une inflation comme observé sur l’essence frelatée (informel) si la situation perdure.

Pour contrebalancer ces effets, des dispositifs de veille et d’orientation stratégique béninoise doivent être activés pour une politique optimiste de compromis dans la réouverture de cette frontière. Même si la politique béninoise a les capacités de s’adapter, les coûts sur les populations vulnérables ne seront pas négligeables du moins à court terme.

 

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